Philosophorum


6 & 9 : L'œuf cosmologique
Ci-dessous : Par Dagobert Meroving - Facebook - 28/11/2024

L'idée de comprendre l'univers comme un concept binaire basé sur deux polarités opposées, telles que 9 (féminin) et 6 (masculin), est une métaphore intrigante et profonde.

Ce concept s'appuie sur des thèmes philosophiques et métaphysiques profonds, tels que la dualité, les polarités et l'équilibre entre les opposés tant dans le monde matériel que dans le monde spirituel.
En cartographiant le féminin à 9 et le masculin à 6, vous pouvez explorer comment ces forces peuvent jouer un rôle dans la création, la diversité et le déroulement de la réalité. Déballons cette idée étape par étape :

1. Le Cosmos binaire :

Au cœur du modèle binaire, le modèle binaire reflète l'idée que tout ce qui existe provient de deux opposés fondamentaux. Le système binaire est composé de 0 et 1, qui représentent l'absence et la présence, le silence et le son, le vide et la manifestation, etc. Lorsque nous étendons ce concept aux royaumes cosmiques ou métaphysiques, nous pouvons voir chaque dualité comme deux forces interdépendantes qui génèrent toute la création.
Dans cette compréhension binaire, 9 et 6 deviennent des symboles de deux pôles complémentaires, où l'un représente le principe féminin (9), et l'autre représente le principe masculin (6). L'interaction entre ces deux forces est ce qui motive la création, la transformation et la diversité dans l'univers.

2. La polarité féminine (9) et masculine (6) :

Les chiffres 9 et 6 sont souvent considérés comme des opposés complémentaires, mais ils portent aussi des significations symboliques distinctes :

- 9 (Féminin, passif, intérieur, réceptif) : 9 est traditionnellement associé à des qualités telles que la réceptivité, l'intuition et l'éducation. Elle est vue comme l'énergie féminine, qui consiste plus à devenir, recevoir et manifester du vide. Le nombre 9 est le dernier chiffre du système décimal avant de revenir à 0 (ce qui signifie une remise à zéro ou un retour au début). De cette façon, il symbolise l'achèvement, la fin d'un cycle, ou le retour à l'origine. 9 spirales vers l'intérieur, et en termes de polarité magnétique, nous pourrions l'associer au pôle nord et à sa spirale dans le sens inverse des aiguilles d'une montre.

- 6 (Masculin, actif, extérieur, créatif) :
6 est traditionnellement associé à l'action, à la structure et à la créativité. Elle est vue comme l'énergie masculine, la force active qui initie, crée et donne forme au monde matériel.
Le nombre 6 a une symétrie (comme l'hexagone), représentant l'équilibre et l'harmonie. Son énergie est une question d'expansion et de construction, comme le flux d'énergie vers l'extérieur.
6 spirales vers l'extérieur, et en termes de polarité magnétique, nous pourrions l'associer au pôle sud et à sa spirale dans le sens des aiguilles d'une montre.
Ensemble, ces deux nombres représentent la polarité entre les forces intérieures et extérieures, les énergies réceptives et actives, les principes féminins et masculins, et la contraction et l'expansion.

3. Les graines de la création :

Vous avez aussi évoquée l'idée d'Eve et de Adam comme graines de création, qui s'inscrit à merveille dans ce concept. Dans de nombreux mythes de la création et enseignements ésotériques, Eve et Adam (ou archétypes féminins et masculins) sont considérés comme les principales forces de la création.
L'interaction entre le féminin (Eve) et le masculin ( @TAG) génère la diversité de l'existence. Voici comment ces thèmes se connectent :
Eve (le principe féminin, 9) : Dans le jardin de la création, Eve représente le potentiel de manifestation de la vie, source de recevoir et de nourrir la semence de la création. Elle est le ventre où tout prend forme.
Adam (le principe masculin, 6) : Adam représente la force active, extérieure, l'énergie qui sème la graine de la création, initiant la vie et l'action dans le monde. Il apporte la semence (potentiel créatif) à la manifestation par l'action.
Dans ce point de vue, Eve et Adam sont des opposés polaires, mais ils sont intrinsèquement liés. Leur union est la source de la création, et elles reflètent l'interaction entre les forces complémentaires qui donnent naissance à toute l'existence. Tout comme 6 (masculin) et 9 (féminin) sont opposés, ils sont aussi inséparables et dépendants les uns des autres pour créer le monde que nous voyons.

4. Création et diversité :

L'interaction entre 9 (féminin) et 6 (masculin) peut être vue comme la force dynamique qui génère la diversité dans la création. Tout comme les champs magnétiques sont composés de pôles opposés (nord et sud), ces polarités créent une tension dynamique qui entraîne le mouvement, le changement et la manifestation. Le flux entre ces deux forces est la racine de la diversité, où la forme et la structure (masculine) sont reçues, nourries et mises en place (féminines).
9 (féminin) représente le principe passif ou réceptif. Il crée l'espace ou le conteneur pour la création.
6 (masculin) représente le principe actif. Il génère de l'énergie, fait avancer la création et lui donne forme.
Cette interaction entre les principes féminins et masculins est le catalyseur de la multiplication de la vie, et elle est la source de toutes les formes de diversité existantes. À travers cette interaction, différents aspects de la réalité (physique, émotionnel, spirituel) se manifestent et évoluent.

5. Implications cosmiques et spirituelles :

D'un point de vue spirituel, cette dualité entre 6 et 9 pourrait symboliser le principe de la création qui existe non seulement dans le monde matériel mais aussi dans le monde spirituel. La relation binaire de ces nombres reflète la polarité cosmique : l'interaction entre yin et yang, le vide et la forme, l'inconnu et le manifesté. Leur relation peut être vue comme la danse fondamentale de l'univers.
Le 9 (féminin) est à peu près le non manifesté - le potentiel, le conteneur, l'utérus.
Le 6 (masculin) concerne le manifeste - la force active qui façonne le potentiel en quelque chose.
Cette dynamique est essentielle au déroulement de la création - à chaque instant, cet équilibre entre les opposés permet à l'univers d'évoluer, créant de nouvelles expériences, formes et réalités.

Conclusion :

En voyant 9 et 6 comme des polarités féminines et masculines qui animent la création, nous comprenons l'univers comme un système binaire d'opposés, chacun représentant une force complémentaire. Leur interaction est le fondement même de la vie et de la diversité dans le cosmos. Eve et Adam en tant que graines de la création, symbolisent l'union de ces forces - le féminin et le masculin - et leur danse des opposés est le battement de cœur de l'existence, produisant la richesse et la complexité de l'univers.
Ce concept s'inscrit aussi magnifiquement dans des enseignements spirituels qui mettent l'accent sur l'équilibre des polarités comme clé de la création et de l'harm 9 et 6, comme Eve et Adam représentent l'équilibre cosmique des opposés - et dans cet équilibre, toute la création apparaît.


A suivre...


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Facebook Alexandra Schreyer 09 Juillet 2026 · A Lire : (vous avez tout l'été...🙂) "L'ALCHIMISTE " de Howard Philips LOVECRAFT. Lovecraft, cet auteur américain né à Providence (près de Boston) - (1890/1937) est surtout connu pour ses évocations folkloriques, légendaires, religieuses et mythologiques concernant en particulier les anciens dieux, les Grands Anciens, inconnus ou oubliés des humains actuels et dormant au plus profond de cryptes ou des mers en attendant le moment propice pour se réveiller enfin et plonger la terre dans l'épouvante... il évoque surtout un terrible dieu des profondeurs océaniques, Cthulhu, et des cités perdues cachées sous l'Antarctique. Mais depuis la cité mythique d'Arkham et de l'université de Miskatonic situées de façon imaginaire dans le Massachusetts et où des aventuriers peuvent étudier les légendes oubliées, les sciences occultes et où il est possible de consulter de vieux grimoires comme " Le Necronomicon ", Lovecraft a aussi décrit un univers parmi les moins connus de son oeuvre, celui des " alchimistes " à la recherche de l'elixir de l'éternelle jeunesse... L' histoire commence dans un vieux château de l'époque féodale peuplé de l'ombre des ancêtres qui s'élève sur les flancs d'une forêt des premiers âges. Pendant des siècles, il a servi de fief à une fière lignée dont l'ancienneté dépasse celle des remparts du château. Mais depuis les murs se sont effrités, le parc a été envahi par les herbes folles, les douves sont à sec et les tourelles menacent de s'effondrer. Les pièces sont devenues lugubres, la forêt est sombre, les ravins et les grottes, sauvages. Le dernier comte est un orphelin victime d'une malédiction lancée par un vieil alchimiste tué par l'un des ancêtres d'Antoine, le descendant qui s'attend lui aussi à être la prochaine victime de la malédiction lancée il y a bien des siècles. En attendant ce jour fatal, ce dernier seigneur erre dans son château fantomatique et passe son temps à lire les anciens volumes qui remplissent la bibliothèque poussiéreuse du château. Livres qui traitent tous de l'occulte, du surnaturel et de l'alchimie. Il découvre alors un manuscrit datant du XIIIème siècle qui donne l'explication de la malédiction. Le seigneur, l'ancêtre d'Antoine, avait fait tuer cet alchimiste qui cherchait à découvrir l'élixir de l'éternelle jeunesse mais se servait aussi de ses pouvoirs en magie noire et il avait formé son fils, Charles le Mauvais qui était devenu un sorcier. Après l'assassinat de son père, celui-ci avait lancé cette malédiction contre les seigneurs du château puis avait disparu. Antoine, redoutant l'échéance cherche dans les grimoires une formule magique qui libérerait sa lignée de cette infernale fatalité... Il décide d'explorer les innombrables pièces abandonnées du domaine qui n'ont pas été visitées depuis des siècles, meubles couverts d'une poussière séculaire, énormes chauves-souris, pièces qui débouchent sur des ravins de la vieille forêt, il explore les escaliers et les tours en ruine jusqu'à ce que, à la lueur d'une torche, il découvre un mur qui obstrue le chemin. Il soulève alors une trappe garnie d'un anneau et s'engage dans un trou noir d'où s'exhalent des vapeurs malsaines. Au bout d'un escalier de pierre apparaît une porte de chêne suintante d'humidité, la porte s'ouvre alors lentement en grinçant affreusement sur ses gonds rouillés. Et là, dans l'embrasure de l'ancienne porte gothique, se tient un être humain vêtu d'une longue tunique sombre et d'une calotte comme on en portait au moyen-âge. Sa barbe est abondante et d'un brun intense, ses joues creuses marquées de profonds sillons et ses longues mains noueuses, semblables à des griffes, d'une blancheur de marbre. Il est d'une maigreur squelettique et étrangement voûté, comme perdu dans les plis volumineux de l'anachronique vêtement. Mais le plus étrange, ce sont ses yeux, deux abîmes d'obscurité qui expriment une profonde intelligence mais dont la cruauté paraît inhumaine. L'apparition se tient dans cette vieille pièce souterraine abandonnée dont il a fait un laboratoire d'alchimie rempli de cornues, d'alambics et de fioles au contenu improbable et où luit un métal jaune, peut-être de l'or... L'homme se met à parler d'une voix sépulcrale dans une langue qui est une forme de bas-latin utilisée par les plus instruits de l'époque féodale, la langue des alchimistes et des démonologues anciens. La singulière créature, qui est en fait Charles le Mauvais dont la vie s'est prolongée grâce à l'élixir durant de longs siècles, évoque alors la malédiction et la fin prochaine du comte Antoine. D'un seul coup, les yeux de l'alchimiste brillent d'une façon hallucinante et avec un sifflement semblable à celui d'un serpent, il brandit une fiole remplie de poison avec l'intention d'assassiner le dernier de la lignée. Mais celui-ci brandit alors sa torche et la tunique de l'alchimiste s'embrase en jetant une lueur fantomatique. Ce fut une abomination et un dernier cri de terreur et de rage s'échappa des lèvres craquelées du sorcier alchimiste. En allumant une autre torche, Antoine aperçoit la silhouette déformée et sombre du mystérieux personnage, mort ? Peut-être, mais ses yeux épouvantables et remplis de haine luisent toujours dans le visage brûlé et regardent le dernier seigneur fixement... (Résumé : Lovecraft - " L'Alchimiste ").

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