COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S)
Gerard Michel
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10 Sept. 2026
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Un peu de révision en attendant le retour du boss ,Le soleil en astrologie médicale
Le Soleil occupe une position centrale, à la fois symbolique et fonctionnelle. Il est le cœur du système, la source première de la chaleur vitale et, dans un thème masculin, le donneur de vie, le hyleg par excellence. Sans son concours, aucune fonction organique ne peut se maintenir, car toute nutrition, toute croissance et toute activité vitale procèdent en dernière analyse de son rayonnement.
La nature du Soleil est décrite par les sources comme foncièrement vitalisante, chaude et sèche. Cette chaleur n’est pas une simple élévation thermique, mais une force organisatrice qui anime, structure et maintient la cohésion de l’ensemble de l’organisme. Sur le plan des tempéraments, le Soleil relève du bilio-sanguin, avec une légère dominante bilieuse. Il favorise l’élan vital, la tonicité générale et la capacité du corps à réagir, parfois avec vigueur excessive.
Sur le plan organique, son domaine d’action est vaste mais hiérarchisé autour de centres essentiels. Le cœur est l’organe solaire par excellence. Il symbolise la pulsation vitale, le mouvement continu qui irrigue l’ensemble du corps. Un Soleil affligé, ou excessivement sollicité dans son propre domicile, peut se traduire par des palpitations, des syncopes ou des accidents cardiaques, révélant une surcharge ou une instabilité de la force centrale. Le Soleil régit également la vitalité globale et la qualité du sang, qu’il ne distribue pas comme Jupiter, mais qu’il anime par sa chaleur.
Les sources lui attribuent aussi une maîtrise sur le cerveau et sur la vue, en particulier l’œil droit chez l’homme et l’œil gauche chez la femme. Cette correspondance souligne que la lumière solaire n’est pas seulement physique, mais aussi perceptive. Elle éclaire, au sens propre comme au sens figuré. Lorsque le Soleil est affligé, des troubles visuels, des migraines ou des atteintes cérébrales peuvent apparaître, surtout en cas d’excès de chaleur.
Bien que Saturne gouverne la structure osseuse, le Soleil représente la substance même des os lorsqu’il est maître de l’Ascendant. Il en assure la vitalité interne, la solidité vivante, par opposition à la rigidité inerte saturnienne. Là encore, la distinction entre forme et animation est fondamentale.
En tant que hyleg dans un thème masculin, le Soleil est déterminant pour l’évaluation de la longévité. Deux facteurs principaux conditionnent sa force. Le premier est sa position par rapport à l’horizon. Un Soleil levé ou situé au-dessus de l’horizon indique une vitalité plus robuste et un cœur plus résistant. À l’inverse, un Soleil profondément sous l’horizon suggère une chaleur vitale moins accessible, plus difficile à mobiliser. Le second facteur est sa position zodiacale. Dans les signes de Feu, le Soleil est à son maximum d’expression. La santé y est généralement forte, mais les maladies, lorsqu’elles surviennent, sont souvent brusques et intenses. Dans les signes de Terre ou d’Eau, à l’exception du Scorpion, la vitalité solaire est plus entravée, plus lente à se manifester, ce qui peut favoriser l’installation de troubles durables.
Le type apollonien, dominé par le Soleil, se caractérise par une bonne constitution générale, une endurance notable et une capacité de récupération rapide. Toutefois, cette abondance de chaleur animale comporte ses propres risques. Les excès solaires inclinent aux troubles circulatoires, aux congestions, à certaines maladies vénériennes et, en cas d’affliction martienne, à des inflammations cérébrales ou oculaires. Le Soleil ne rend pas fragile, mais il rend vulnérable par excès de puissance.
Son action est constamment modulée par les autres planètes. L’affliction saturnienne est la plus redoutable, car elle agit par opposition directe. Saturne refroidit, assèche et entrave la chaleur solaire, conduisant à des maladies chroniques, à des obstructions et à une débilité progressive. Mars, à l’inverse, exacerbe la chaleur solaire jusqu’au point de rupture. Les fièvres brûlantes, les hémorragies et les accidents violents résultent de cette surchauffe, où l’énergie vitale devient destructrice. Les planètes bénéfiques jouent ici un rôle d’équilibrage. Jupiter et Vénus, lorsqu’ils soutiennent le Soleil par des aspects favorables, tempèrent ses excès, renforcent sa fonction protectrice et contribuent à prolonger la vie en maintenant une chaleur régulière et bien distribuée.
L’analogie de la centrale thermique permet de saisir la logique solaire avec précision. Le Soleil fournit l’énergie indispensable au fonctionnement de tous les organes. Lorsqu’il est bien réglé, il diffuse une chaleur stable qui maintient l’ensemble du système en activité. Si cette chaleur est excessive, sous l’effet de Mars, la centrale risque l’emballement et l’accident. Si elle est étouffée par le froid saturnien, la machine ralentit, s’encrasse et finit par s’éteindre. En astrologie médicale, le Soleil rappelle ainsi que la santé repose avant tout sur la qualité du feu vital, ni trop intense, ni trop faible, mais continuellement entretenu.
COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S)
Gerard Michel
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11 Sept 2026
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La Lune en astrologie médicale
Dans la doctrine des actions planétaires appliquées à la médecine, la Lune occupe une place absolument centrale. Elle n’est ni un simple indicateur secondaire ni un facteur accessoire, mais le véritable régulateur des rythmes biologiques et pathologiques à court terme. Là où le Soleil fixe la vitalité fondamentale et Mars l’intensité des crises, la Lune règle le tempo. Sa nature froide et humide en fait la contrepartie directe de la chaleur sèche solaire et martienne, et explique son lien étroit avec les fluides, la nutrition et les variations rapides de l’état de santé.
Dans un thème féminin, la Lune est considérée comme le véritable donneur de vie, le hyleg. Elle assume pour la femme le rôle que le Soleil joue pour l’homme. Sa position zodiacale, sa condition céleste et ses aspects déterminent la solidité de la constitution, la capacité de récupération et, à terme, la longévité. Une Lune bien placée, notamment en Cancer ou en Poissons, renforce la résistance générale et la faculté de régénération. À l’inverse, une Lune située en Scorpion ou en Capricorne, signes de débilité selon les sources, incline à une vitalité plus fragile, à des réserves vitales moins abondantes et à une plus grande sensibilité aux déséquilibres.
Sur le plan organique, la Lune gouverne les parties molles et réceptives du corps. Elle régit la poitrine, l’estomac et l’ensemble du système digestif, soulignant son rôle fondamental dans l’assimilation et la transformation des substances. Elle préside également aux systèmes lymphatique et fluidique, ce qui en fait un facteur déterminant dans toutes les pathologies liées à la rétention, aux œdèmes, aux gonflements ou aux déséquilibres hydriques. Rien de ce qui circule lentement, s’accumule ou se redistribue dans le corps n’échappe à son influence.
Sur le plan psychique, la Lune représente le mental au sens sensible du terme, la mémoire et les émotions. Elle ne raisonne pas comme Mercure, elle ressent. Une Lune affligée, notamment par Saturne ou Mars, peut traduire des états de tristesse profonde, d’angoisse, de repli ou de violence émotionnelle. Dans certaines configurations, l’intervention de planètes dissolvantes ou perturbatrices peut être associée à des troubles mentaux ou à des formes de psychose, révélant une perte de stabilité émotionnelle et de cohérence intérieure.
L’une des fonctions les plus cruciales de la Lune en astrologie médicale est sa maîtrise des maladies aiguës, définies par les sources comme celles dont la durée n’excède pas un mois. L’évolution de ces maladies ne se juge pas tant par la position fixe des planètes que par le mouvement rapide de la Lune. Ce sont ses aspects successifs à sa position initiale au moment de l’apparition des symptômes qui déterminent les tournants de l’affection.
Les jours critiques correspondent aux moments où la Lune forme des angles de 45°, 90°, 135° ou 180° avec sa position de départ. Ces instants marquent des crises, au sens médical ancien du terme, c’est-à-dire des moments de bascule. Le patient peut alors connaître une amélioration soudaine ou, au contraire, une aggravation brutale. La Lune agit ici comme un révélateur, rendant visible l’issue potentielle du processus pathologique.
La notion de décombiture illustre encore cette fonction chronométrique. Le jour du mois lunaire auquel survient la maladie sert de base au pronostic. Les sources donnent des indications précises, certaines dates lunaires étant considérées comme favorables à un rétablissement complet, d’autres annonçant des complications. Tomber malade le dix-neuvième jour lunaire, par exemple, est traditionnellement interprété comme un signe de guérison sans séquelle, preuve que la Lune n’indique pas seulement le mal, mais aussi les conditions de sa résolution.
La Lune ne conserve pas une seule nature élémentaire tout au long de son cycle. Elle change de qualité au fil de ses phases, ce qui modifie son action sur l’organisme. De la Nouvelle Lune au premier quartier, elle est chaude et humide, favorisant un état sanguin. Du premier quartier à la Pleine Lune, elle devient chaude et sèche, accentuant les phénomènes bilieux. Après la Pleine Lune, elle passe à un état froid et sec, associé à la mélancolie, avant de redevenir froide et humide à l’approche de la Nouvelle Lune, période phlegmatique par excellence. Ces variations expliquent pourquoi certaines maladies s’aggravent ou s’apaisent selon le moment du cycle lunaire.
Une règle majeure de l’astrologie médicale concerne les interventions chirurgicales. Il est formellement déconseillé de pratiquer une incision sur la partie du corps régie par le signe zodiacal occupé par la Lune au moment de l’opération. Cette interdiction repose sur l’idée que la Lune, en activant les fluides et la sensibilité de la zone concernée, augmente les risques de complications, de saignements ou de mauvaise cicatrisation. Une intervention sur les pieds, par exemple, est évitée lorsque la Lune transite les Poissons.
L’analogie de la marée permet de saisir la logique lunaire avec une grande clarté. La Lune règle le flux et le reflux des humeurs, des émotions et de l’énergie vitale. Si le Soleil est le moteur thermique de l’organisme, la Lune en est le rythme. Elle décide du moment où la vague de la maladie monte, créant la crise, et de celui où elle se retire, laissant place à la guérison ou, dans certains cas, au déclin irréversible. En astrologie médicale, comprendre la Lune, c’est comprendre le temps même de la maladie.
COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S)
Gerard Michel
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12 Sept 2026
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Mercure en astrologie médicale
Mercure occupe une fonction singulière et stratégique. Il ne gouverne ni la force vitale comme le Soleil, ni l’inflammation comme Mars, ni la structure et la durée comme Saturne. Son domaine est celui de la médiation. Mercure régit la circulation de l’information dans l’organisme, la coordination des fonctions et la capacité de l’intellect à interpréter le réel. Il est, au sens propre, le principe de communication interne du corps et de l’esprit.
Sa nature est décrite par les sources comme changeante et instable. Mercure ne possède pas une qualité fixe, mais adopte celles des planètes avec lesquelles il est en relation. Cette plasticité explique à la fois sa puissance et sa fragilité. Lorsqu’il est bien disposé, il confère une vivacité d’esprit remarquable, une grande adaptabilité nerveuse et une intelligence mobile. Lorsqu’il est affligé, il devient le point de rupture de l’équilibre mental et nerveux.
Sur le plan physiologique, Mercure gouverne le système nerveux dans son ensemble, ainsi que le cerveau en tant qu’organe de traitement de l’information. Il est également associé aux poumons, à la langue, aux mains et à la peau, c’est-à-dire à tout ce qui permet l’échange, la perception et l’expression. Cette correspondance n’est pas fortuite. Les poumons assurent les échanges gazeux, la peau ceux du milieu extérieur, la langue et les mains traduisent la pensée en actes ou en paroles. Mercure relie, transmet et coordonne.
Sur le plan psychologique, il est le significateur principal de la raison. Il ne décrit pas les émotions, domaine de la Lune, mais la faculté de penser, de classer, d’analyser et de relier les idées. Une atteinte mercurienne ne touche donc pas d’abord l’affect, mais la clarté intellectuelle. Les sources soulignent que l’affliction de Mercure constitue souvent un signe précurseur de troubles mentaux, précisément parce qu’elle perturbe la cohérence du raisonnement.
Les pathologies liées à Mercure prennent majoritairement la forme de désordres nerveux. Lorsque les circuits de transmission sont surexcités ou rompus, apparaissent névralgies, vertiges, étourdissements, convulsions et troubles de la mémoire. Il ne s’agit pas de maladies lourdes au sens saturnien, mais de dysfonctionnements diffus, mobiles, parfois difficiles à localiser, à l’image de la planète elle-même. Ces troubles peuvent être intermittents, changeants, et se manifester différemment selon le contexte.
La position de Mercure en maison VI revêt une importance particulière. Dans cette maison traditionnellement associée aux maladies, Mercure indique fréquemment des troubles nerveux résultant d’un excès de sollicitations intellectuelles, de préoccupations constantes ou de surmenage mental. Les textes anciens insistent sur le rôle du worry, c’est-à-dire de l’inquiétude chronique, comme facteur pathogène mercurien. L’esprit ne se repose plus, les nerfs restent en tension permanente, et le corps finit par traduire cette surcharge sous forme de symptômes.
En tant que maître de la parole et de la communication, Mercure est également impliqué dans les troubles du langage. Lorsqu’il est affligé, notamment par Saturne ou lorsqu’il se trouve dans des signes traditionnellement dits muets, apparaissent bégaiement, aphonie, perte de la voix ou, dans les cas extrêmes, mutité. Là encore, le principe est celui d’une rupture dans la chaîne de transmission entre pensée et expression.
Dans l’étude des maladies mentales proprement dites, Mercure doit toujours être examiné conjointement à la Lune. La tradition établit clairement que l’aliénation mentale survient fréquemment lorsque Mercure et la Lune ne sont ni en aspect l’un avec l’autre, ni reliés à l’Ascendant. Dans ce cas, intellect et émotions fonctionnent sans coordination, chacun suivant sa propre logique, ce qui ouvre la voie à des formes de désorganisation psychique.
Certaines afflictions spécifiques sont décrites avec précision. Si Saturne afflige Mercure dans un thème diurne, les sources associent cette configuration à l’épilepsie, maladie caractérisée par des ruptures soudaines de la continuité nerveuse. Dans un thème nocturne, la même affliction incline davantage vers des formes de folie, c’est-à-dire une altération durable du jugement. La névrose est également décrite comme une maladie mercurienne du cerveau, distincte des troubles émotionnels lunaires. Un Mercure affligé par le Soleil, ou par les nœuds lunaires lorsqu’il se trouve à l’Ascendant, signale une atteinte grave des capacités mentales et de la stabilité psychique.
Certaines traditions évoquent également des comportements asociaux ou déviants lorsque Mercure est conjoint à la Lune dans des conditions défavorables. Cette configuration peut favoriser la simulation, la duplicité ou des tendances criminelles, non par impulsivité martienne, mais par une intelligence détournée de sa fonction régulatrice.
Dans la dynamique générale du thème, Mercure correspond au tempérament nerveux, froid et sec. Il agit comme un intermédiaire permanent entre les autres fonctions. Il coordonne la motricité par ses relations avec Mars et Saturne, transmet les ordres, ajuste les réponses. Cette fonction de relais explique pourquoi sa défaillance a des répercussions disproportionnées sur l’ensemble de l’organisme.
La proximité excessive avec le Soleil constitue un autre facteur de fragilisation. Un Mercure trop proche du Soleil, dit combuste, voit sa fonction obscurcie par l’excès de lumière. Cette condition est fréquemment relevée dans les thèmes de personnes souffrant de troubles mentaux, mais aussi dans certains cas de pathologies graves, où l’intellect perd sa capacité à discriminer et à organiser.
L’analogie moderne du câblage électrique et du processeur informatique permet de saisir avec clarté le rôle mercurien. Les nerfs sont les câbles, le cerveau le processeur. Si les câbles sont endommagés ou si le processeur est saturé par un trop grand nombre d’opérations simultanées, le système entier dysfonctionne. Les messages deviennent erronés, la coordination se perd, et l’ensemble peut se figer ou se désorganiser. Mercure, en astrologie médicale, est précisément ce point de vulnérabilité où la pensée, le corps et le système nerveux se rencontrent et, parfois, se délitent.
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COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S)
Gerard Michel
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13 Sept 2026
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Vénus en astrologie médicale
Vénus occupe une place moins spectaculaire que Mars ou Saturne, mais tout aussi déterminante. Sa nature chaude et humide en fait une planète de nutrition, de détente et de cohésion. Elle n’agit ni par excitation violente ni par rétraction, mais par adoucissement, par mise en relation et par fluidité. Lorsqu’elle est harmonieuse, elle favorise l’équilibre des tissus, la bonne circulation des liquides et une forme de confort organique. Lorsqu’elle est affligée, ces mêmes qualités deviennent source de relâchement, d’engorgement et de stagnation.
L’une des correspondances les plus nettes de Vénus concerne la gorge et l’ensemble de la région cervicale. Par son lien étroit avec le Taureau, son domicile, elle régit le cou, le larynx, le menton et les structures vocales. Les sources traditionnelles soulignent son action sur les cordes vocales et sur la thyroïde, cette glande régulatrice située à un point stratégique entre la tête et le tronc. Une Vénus affaiblie, mal placée ou affligée par d’autres planètes se manifeste fréquemment par des affections de cette zone : angines, amygdalites, oreillons, goitres ou inflammations du larynx. Ces pathologies traduisent une mauvaise gestion de l’humidité et de la chaleur, soit par excès, soit par stagnation. Les textes insistent d’ailleurs sur la nécessité, pour les tempéraments vénusiens, de protéger la région du cou, en particulier dans des conditions froides et humides, afin d’éviter que cette zone sensible ne devienne un point de faiblesse chronique.
Au-delà de la gorge, Vénus est la grande régente du système veineux. Alors que Jupiter gouverne la circulation artérielle et l’apport des nutriments, Vénus assure le retour, le drainage et la redistribution. Elle préside ainsi à la lymphe, aux glandes lymphatiques et aux processus d’élimination des toxines. Son tempérament lympho-sanguin la place au cœur des équilibres fluidiques de l’organisme. Lorsqu’elle fonctionne correctement, les échanges se font avec douceur, sans surcharge ni stagnation. En revanche, une Vénus affligée entraîne des ralentissements, des gonflements, des engorgements veineux ou lymphatiques, révélant une incapacité à évacuer correctement ce qui a été absorbé.
Les sources attribuent également à Vénus une puissance formative, c’est-à-dire un rôle dans l’organisation et la cohésion des tissus. Cette fonction est particulièrement sensible lorsque Vénus est affaiblie ou mal aspectée, notamment par la Lune, Mars ou Saturne. Dans ces conditions, la formation cellulaire peut devenir anarchique, ouvrant la voie à des proliférations anormales, telles que les tumeurs, et, dans les cas les plus graves, à des processus cancéreux. Il ne s’agit pas d’une destruction brutale, mais d’un excès de croissance mal régulée, fidèle à la logique vénusienne lorsqu’elle perd son harmonie.
Dans la dynamique globale des actions planétaires, Vénus agit souvent comme un contrepoids bénéfique. Lorsqu’elle est en bon état céleste, y compris dans des maisons réputées difficiles comme la VIII ou la XII, elle conserve une fonction protectrice. Elle adoucit les afflictions, facilite les processus de guérison et amortit les effets des planètes plus dures. Placée près de l’Ascendant, elle favorise l’équilibre général, la souplesse du corps et une certaine longévité, non par austérité, mais par harmonie.
Cependant, les maladies de Vénus proviennent fréquemment de l’excès de plaisirs et d’indiscrétion. Une alimentation trop riche en sucres ou en féculents, une recherche excessive de confort ou de jouissance perturbent l’équilibre vénusien et affectent indirectement les reins, le métabolisme et le système circulatoire. Le diabète, dans cette logique, apparaît comme une pathologie où la douceur se transforme en surcharge, et où l’humidité nutritive devient nocive faute de régulation.
Sur le plan thérapeutique, la tradition souligne l’importance des remèdes vénusiens, froids et humides, utilisés par antipathie pour calmer les excès martiens. Là où Mars brûle et enflamme, Vénus apaise, hydrate et détend. Elle ne combat pas par opposition frontale, mais par rééquilibrage progressif.
L’analogie du système de plomberie rend particulièrement lisible l’action de Vénus dans le corps. Elle veille à la douceur des flux et à la souplesse des conduits. Si la pression devient trop forte, sous l’effet de Mars, ou si le froid saturnien rigidifie et obstrue, c’est Vénus qui encaisse le déséquilibre. Les fluides stagnent, les tissus se relâchent, et ce qui devait être un passage harmonieux se transforme en zone d’inflammation ou d’engorgement. En astrologie médicale, Vénus rappelle ainsi que la santé ne repose pas seulement sur la force ou la discipline, mais sur la qualité des échanges et la capacité du corps à maintenir la douceur de ses circulations.
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COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S)
Gerard Michel
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15 Sept 2026
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Jupiter en astrologie médicale
Dans l’économie générale de l’astrologie médicale traditionnelle, Jupiter occupe une fonction nettement distincte de celle des autres planètes. Il n’agit ni par crise comme Mars, ni par rétraction comme Saturne, ni par transmission nerveuse comme Mercure. Jupiter régule, nourrit, conserve. Sa nature chaude, humide et tempérée l’associe directement au tempérament sanguin, c’est-à-dire à l’état d’équilibre et de prospérité organique. Il est, par excellence, le significateur de la croissance, de l’abondance et de la bonne distribution des ressources vitales dans le corps.
Cette abondance s’exprime avant tout par le sang et le système circulatoire. Jupiter gouverne la qualité sanguine, la vitalité artérielle et la capacité de l’organisme à distribuer nutriments et énergie à l’ensemble des tissus. Lorsque son action est harmonieuse, le corps bénéficie d’une bonne irrigation, d’une chaleur modérée et d’un état général robuste. Toutefois, cette même vertu expansive peut devenir problématique lorsqu’elle n’est plus contenue. Un Jupiter affligé ou mal situé incline aux excès de sang, à la pléthore, à l’hypertension et, dans les cas extrêmes, à l’apoplexie. Le sang, au lieu de nourrir, surcharge et oppresse.
Les sources précisent que certains contextes zodiacaux accentuent ces déséquilibres. Dans les signes d’Air, tels que les Gémeaux ou le Verseau, Jupiter tend à produire des désordres circulatoires plus subtils, parfois assimilés à des empoisonnements du sang ou à des perturbations diffuses de la qualité sanguine. L’air, combiné à l’humidité jupitérienne, favorise une dispersion excessive des humeurs, rendant le système moins stable.
Le rôle central de Jupiter apparaît avec encore plus de clarté dans sa correspondance avec le foie. Cet organe est considéré par la tradition comme le siège de la transformation nutritive. C’est là que les aliments sont convertis en substance assimilable, et que naît ce que les anciens appelaient l’esprit naturel, lequel se diffuse ensuite dans tout le corps par les veines. Le foie jupitérien n’est donc pas seulement un organe de stockage, mais un centre métabolique fondamental.
Lorsque Jupiter est affligé par sa condition céleste, notamment en exil ou en chute, ou lorsqu’il est placé dans des maisons défavorables comme la VI ou la XII, les pathologies hépatiques deviennent fréquentes. Les sources mentionnent abcès du foie, jaunisses, engorgements et cirrhoses, souvent liées à une vie d’excès et d’intempérance. Le foie, saturé, ne parvient plus à filtrer et transformer correctement, et l’abondance se mue en toxémie.
Cette incapacité de détoxification se manifeste de manière emblématique dans la goutte. Traditionnellement associée à Jupiter, cette affection résulte d’un excès alimentaire prolongé que le foie et les surrénales, également placées sous sa domination, ne parviennent plus à gérer. La goutte se fixe classiquement dans le gros orteil, en analogie avec les Poissons, signe gouverné par Jupiter, rappelant que la maladie n’est pas un hasard, mais l’aboutissement logique d’un déséquilibre prolongé.
Dans le contexte global des actions planétaires, Jupiter se distingue par son caractère conservateur et préservatif. Il protège, amortit, adoucit. Cependant, cette fonction protectrice repose sur la mesure. Lorsqu’elle disparaît, Jupiter cesse d’être un bienfaiteur. À l’inverse de Saturne, qui raréfie, Jupiter accumule. Le type jupitérien est ainsi particulièrement sujet à l’obésité, aux congestions et aux obstructions causées par l’excès de graisses ou de fluides. Des masses, tumeurs ou gonflements peuvent apparaître, non par sécheresse, mais par surcharge.
Les textes insistent sur le principe d’intempérance comme origine majeure des maladies jupitériennes. Jupiter symbolise le passage d’une vie simple à une existence trop aisée, marquée par l’abondance alimentaire, le confort excessif et la perte de discipline. Le métabolisme du glycogène se trouve surchargé, et l’organisme, au lieu de prospérer, s’alourdit et s’engorge. Ce n’est pas la pauvreté qui rend malade sous Jupiter, mais l’excès.
Lorsque Jupiter est placé en maison VIII ou XII et qu’il se trouve en mauvais état céleste, sa capacité à protéger se retourne. Il peut alors devenir facteur de maladies graves, voire malignes, non par violence, mais par laxisme organique. Ce qui devait préserver laisse faire, ce qui devait réguler accumule.
L’analogie du ministre des finances permet de saisir avec précision cette dynamique. Jupiter encourage la circulation des richesses, soutient la croissance et favorise l’abondance. Mais sans contrôle des dépenses et des stocks, l’économie s’emballe. L’inflation s’installe, les réserves saturent, et le système finit par s’asphyxier sous son propre poids. De la même manière, Jupiter, en astrologie médicale, rappelle que l’équilibre ne se mesure pas à l’abondance, mais à la capacité de l’organisme à gérer ce qu’il reçoit.
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COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S)
Evelyne Druart
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16 Sept 2026
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La Lune et le sexe des enfants...
Je vous propose aujourd’hui une petite expérience astrologique assez amusante, tirée d’un enseignement de Denis Labouré. Elle ne demande ni maison V, ni maître de V, ni almuten compliqué, ni même d’interpréter un thème entier. Seulement la Lune… et quelques dates de naissance.
Il s’agit de ce que Denis Labouré présente comme une ancienne règle des campagnes permettant de déterminer le sexe de l’enfant suivant. Je trouve justement intéressant de la tester ensemble, parce qu’une règle astrologique devient beaucoup plus instructive lorsqu’on la confronte à une série de cas réels plutôt que lorsqu’on se contente de la recopier en affirmant qu’elle fonctionne.
La règle est assez simple.
1. Pour le premier enfant, on part de la date de naissance de la mère et on regarde la première Nouvelle Lune qui suit cette naissance.
Si une Nouvelle Lune survient dans les neuf jours qui suivent la naissance de la mère, le premier enfant devrait être une fille.
S’il n’y a aucune Nouvelle Lune pendant ces neuf jours, le premier enfant devrait être un garçon.
2. Pour les enfants suivants, on ne repart plus de la naissance de la mère. On prend cette fois la naissance du dernier enfant.
Si une Nouvelle Lune survient dans les neuf jours qui suivent cette naissance, le sexe de l’enfant suivant devrait changer : après un garçon viendrait donc une fille, et après une fille un garçon.
Si aucune Nouvelle Lune ne survient dans les neuf jours, le sexe devrait rester identique.
Il y a cependant une subtilité importante : la succession doit être considérée comme ininterrompue. Dans cette règle traditionnelle, une grossesse interrompue ou un enfant mort-né compte dans la succession. C’est évidemment un point délicat lorsqu’on vérifie la méthode à partir d’histoires familiales dont on ne connaît pas tous les détails.
Alors plutôt que de discuter pendant trois heures pour savoir si cette règle peut fonctionner ou ne peut pas fonctionner, amusons-nous à faire ce que l’astrologie demande normalement : vérifions.
Prenez votre propre famille, ou une famille dont vous connaissez avec certitude les dates de naissance et l’ordre des grossesses. Commencez par le premier enfant et regardez la date de la Nouvelle Lune suivant la naissance de la mère. Puis poursuivez enfant après enfant.
Surtout, publiez aussi les échecs ! Si nous ne conservons que les exemples qui fonctionnent, nous ne testons plus une règle astrologique, nous organisons gentiment sa réussite…
Je serais curieuse de voir ce que cela donne sur quelques dizaines de familles.
Indiquez simplement :
date de naissance de la mère ;
sexe du premier enfant ;
date de naissance du premier enfant ;
sexe du deuxième ;
date de naissance du deuxième ;
etc.
Et dites-nous à chaque étape si la règle donne juste ou faux.
À vous maintenant.
COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S)
Gerard Michel
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17 Sept 2026
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Méthodologie d’analyse en astrologie médicale selon Sépharial
L’approche de Sépharial repose sur un principe directeur simple mais exigeant : la maladie n’est jamais lue isolément, mais comme le résultat d’une interaction entre constitution, facteurs acquis et moments de déclenchement. L’analyse se déroule donc selon un ordre précis, qu’il convient de respecter pour éviter toute interprétation arbitraire.
1. déterminer la constitution radicale
La première étape consiste à observer le Soleil, qui est le significateur principal de la constitution organique, de l’hérédité et des maladies chroniques.
Toute planète qui afflige le Soleil décrit une prédisposition innée, déjà inscrite dans l’organisme à la naissance.
Le signe occupé par cette planète indique la région du corps concernée, tandis que la nature de la planète décrit le type de pathologie.
Sépharial insiste sur cette distinction fondamentale : le Soleil relève de l’organique, du durable, parfois du transmissible .
2. analyser les affections acquises
La seconde étape porte sur la Lune, qui représente les affections fonctionnelles, les maladies aiguës et celles provoquées par des causes extérieures : alimentation, climat, habitudes, accidents de la vie.
Une planète affligeant la Lune n’indique pas une fatalité constitutionnelle, mais une vulnérabilité déclenchable.
Ainsi, une même planète dans un même signe n’aura pas la même portée selon qu’elle afflige le Soleil ou la Lune .
3. identifier les planètes affligeantes
Sépharial distingue nettement la nature des planètes :
les maléfiques (Saturne, Mars) produisent des affections par leur simple présence et leurs aspects,
les bénéfiques ne deviennent nuisibles qu’en cas d’aspect dissonant.
La planète indique la qualité de la maladie : lente, inflammatoire, nerveuse, congestive, etc. .
4. localiser la zone corporelle par le signe
Chaque signe gouverne une région du corps, mais Sépharial ajoute une dimension déterminante : la polarité des signes.
Un signe n’agit jamais seul : il est en relation magnétique avec les signes en opposition et en carré. Une affection localisée peut donc produire des répercussions dans les zones liées par cette polarité .
5. apprécier la durée et la gravité par la maison
La position des luminaires et des maléfiques dans l’horoscope permet d’évaluer la nature temporelle de la maladie :
secteurs orientaux : maladies aiguës, douloureuses mais brèves,
secteurs occidentaux : affections longues, persistantes, difficiles à résoudre.
Les maisons VI, VII et VIII jouent ici un rôle déterminant dans l’intensité et la répétition des troubles .
6. examiner les directions lunaires
Enfin, Sépharial rappelle que certaines maladies se déclenchent lorsque la Lune, par direction, vient former un carré ou une opposition avec une planète maléfique natale.
Le thème natal indique la vulnérabilité, la direction révèle le moment d’actualisation .
listes des significations selon Sépharial
significations médicales des planètes
Saturne : affections chroniques, rétrécissements, obstructions, ossifications, maladies lentes, douleurs sourdes, refroidissements, mélancolie
Jupiter : excès, congestion, apoplexie, pleurésie, troubles du sang liés aux habitudes et aux excès
Mars : inflammations, fièvres, blessures, ulcérations, hémorragies, douleurs aiguës
Vénus : affections du système générateur, maladies par faiblesse, toxines, déséquilibres hormonaux
Mercure : troubles nerveux, agitation mentale, insomnies, surmenage intellectuel, irrégularités fonctionnelles
Lune : affections humides, refroidissements, troubles fluctuants, irrégularités
Soleil : fièvres, excès de chaleur, affections vitales touchant la constitution
correspondances générales signes et corps
Sépharial reprend la tradition classique, enrichie par la notion de polarité :
Bélier : tête
Taureau : cou, gorge, glandes salivaires
Gémeaux : bras, épaules, système nerveux
Cancer : poitrine, estomac
Lion : cœur, dos
Vierge : intestins, assimilation
Balance : reins, équilibre des fluides
Scorpion : organes génitaux, système excréteur
Sagittaire : hanches, cuisses
Capricorne : genoux, ossature
Verseau : jambes, circulation
Poissons : pieds, système lymphatique
Chez Sépharial, l’astrologie médicale n’est ni une médecine ni une prédiction brutale. Elle fonctionne comme une lecture des vulnérabilités, articulant constitution, fonction et temps. Sa force tient à cette rigueur méthodologique : aucune indication n’est valide si elle n’est confirmée par plusieurs facteurs convergents.
C’est cette logique interne, sobre et exigeante, qui rend encore aujourd’hui son approche parfaitement lisible pour qui accepte de travailler avec méthode plutôt qu’avec intuition seule.
Merci Évelyne
COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S)
Gerard Michel
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Admin
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18 Sept 2026
L'astrologie médicale selon Julevno
Le traité d'astrologie de Julevno occupe une place singulière dans l’histoire de l’astrologie française par l’ampleur et la rigueur de son approche médicale. Loin d’une simple liste de correspondances symboliques, Julevno propose une véritable méthode diagnostique, héritée de la tradition médico-astrologique antique et médiévale, qu’il systématise avec une précision presque clinique. Son ambition n’est pas de prédire des maladies au sens moderne du terme, mais de comprendre la constitution vitale de l’individu, ses fragilités naturelles et les modalités selon lesquelles certaines affections peuvent se manifester au cours de l’existence.
Dans cette perspective, le thème natal est envisagé comme une structure organique cohérente, où chaque facteur céleste participe à l’équilibre ou au déséquilibre du corps et de l’esprit. Les luminaires occupent une position centrale dans ce dispositif. Le Soleil est conçu comme le principe de la chaleur vitale, du rythme cardiaque et de la force animatrice générale, tandis que la Lune représente l’humidité radicale, la substance du corps et l’équilibre des humeurs. Toute altération notable de l’un ou de l’autre, par aspect ou par position défavorable, signale une atteinte potentielle à la vitalité globale.
À ces principes s’ajoutent l’Ascendant et son maître, qui définissent la constitution physique, la résistance organique et la capacité du corps à supporter les agressions internes ou externes. Julevno insiste sur le fait que l’Ascendant ne décrit pas seulement une apparence ou un tempérament général, mais bien la « forme de la vie incarnée », c’est-à-dire la manière dont l’âme s’inscrit dans la matière. La maison VI, quant à elle, est explicitement désignée comme la maison des maladies, en particulier des affections aiguës. Le signe qui s’y trouve, son maître et les planètes éventuellement présentes permettent de repérer les zones de vulnérabilité organique. La maison XII complète ce tableau pour les maladies chroniques, les affections longues et les épreuves qui minent progressivement la vitalité.
Dans l’analyse des causes pathologiques, Julevno accorde un rôle déterminant aux planètes dites maléfiques, principalement Saturne et Mars, auxquels il ajoute Uranus pour les accidents soudains et les ruptures brutales de l’équilibre corporel. Saturne est associé aux maladies froides, lentes et chroniques, touchant les os, les articulations, la peau ou le système nerveux profond. Mars, à l’inverse, est le significateur des affections aiguës, inflammatoires, fébriles ou traumatiques. Leur action devient véritablement nocive lorsqu’ils affligent les luminaires, l’Ascendant ou le maître de l’Ascendant, ou lorsqu’ils dominent la maison VI sans contrepoids bénéfique.
La richesse de l’astrologie médicale chez Julevno réside également dans sa nomenclature anatomique extrêmement précise. Chaque signe du zodiaque est relié à une région du corps, dans une logique descendante qui va de la tête aux pieds. Le Bélier gouverne la tête et le cerveau, le Taureau le cou et la gorge, les Gémeaux les bras et les bronches, le Cancer la poitrine et l’estomac, le Lion le cœur et le dos, la Vierge les intestins, la Balance les reins, le Scorpion les organes génitaux et l’anus, le Sagittaire les cuisses, le Capricorne les genoux, le Verseau les jambes et les chevilles, les Poissons les pieds. Cette distribution n’est pas symbolique au sens vague, mais opératoire. Lorsqu’un signe est affligé par des planètes mal disposées, les maladies tendent à se manifester dans la région correspondante, avec une coloration déterminée par la nature planétaire en cause.
Les planètes, pour leur part, décrivent la nature même de l’affection. Saturne indique la chronicité, la rigidité, la privation ou l’atrophie. Jupiter renvoie aux excès d’humeurs, aux troubles du foie, du sang et de la pléthore. Mars signale les inflammations, les fièvres, les blessures et les maladies causées par le feu ou le fer. Vénus gouverne les fonctions de reproduction, les plaisirs corporels et les déséquilibres liés à l’intempérance. Mercure est associé aux troubles nerveux, respiratoires et mentaux, tandis que le Soleil et la Lune renvoient respectivement aux fonctions vitales centrales et à la circulation des liquides.
Un apport particulièrement remarquable de Julevno concerne l’étude des infirmités naturelles et de la santé mentale. Il distingue clairement ce qui relève d’une disposition congénitale de ce qui appartient à l’accidentel. Les infirmités de la vue, de l’ouïe ou de la parole sont étudiées à partir de configurations spécifiques impliquant les luminaires, Mercure et les maléfiques. Ainsi, une atteinte de la vue est fréquemment associée à une affliction du Soleil ou de la Lune par Saturne ou Mars, surtout lorsque ces luminaires sont proches d’étoiles nébuleuses. Les troubles de la parole trouvent souvent leur origine dans un Mercure affaibli, mal aspecté ou en relation dissonante avec la Lune dans des signes humides.
La santé mentale fait l’objet d’un traitement à part entière. Julevno explique que les désordres de l’esprit, tels que la folie, l’épilepsie ou l’hystérie, résultent souvent d’une mauvaise configuration entre la Lune, considérée comme la substance du cerveau, et Mercure, principe de l’imagination et du raisonnement. L’absence de relation harmonique entre ces deux facteurs, ou leur affliction par des planètes violentes, crée un terrain propice aux troubles psychiques, en particulier lorsque ces configurations sont angulaires et donc puissantes.
Enfin, la méthode de localisation des maladies témoigne du souci de précision qui caractérise l’auteur. La distinction entre le côté droit et le côté gauche du corps repose sur une règle simple mais rigoureuse, fondée sur la polarité du thème et le sexe du natif. De même, la division du signe en trois décans permet de déterminer si l’atteinte concerne la partie supérieure, médiane ou inférieure d’un membre. Cette approche confère à l’astrologie médicale de Julevno une dimension quasi topographique, rare dans les traités modernes.
Une analogie pour résumer sa démarche.
Le thème natal est comparable au plan d’un bâtiment. Les luminaires et l’Ascendant en constituent les fondations et les murs porteurs, garants de la solidité de l’ensemble. Les maisons de maladie et les planètes mal disposées signalent les zones de faiblesse structurelle, susceptibles de se fissurer sous l’effet du temps ou des circonstances. Cette vision organique et cohérente rappelle que, pour Julevno, l’astrologie médicale n’est ni une pratique divinatoire simpliste ni un substitut à la médecine, mais un art du diagnostic symbolique visant à comprendre la logique interne de la santé et de la maladie à partir de la constitution propre de chaque individu.
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Application au thème de Grégory Lemarchal
Le premier regard se porte naturellement sur la force vitale. Le Soleil, situé en maison I, dans le signe du Taureau, remplit pleinement la fonction d’Hyleg. Il est bien placé du point de vue de la maison, ce qui indique une réelle puissance de vie, une capacité à tenir, à durer, à résister. Cependant, cette force n’est ni simple ni fluide. Le Soleil est pris dans un véritable nœud corporel, entouré de la Lune, de Mercure et de Mars, tous réunis en maison I. Une telle concentration montre que le corps n’est pas seulement le support de la vie, mais son champ de bataille. Chez Julevno, un tel amas en maison I signale toujours que la santé devient un enjeu central de l’existence, parfois même le théâtre principal où se jouent les grandes épreuves du destin.
Le signe du Taureau mérite ici toute l’attention, car il gouverne la gorge, le cou, les voies respiratoires hautes et les glandes associées. Lorsque ce signe est fortement chargé, comme c’est le cas ici, il désigne sans ambiguïté une zone de fragilité constitutionnelle. Le Taureau donne normalement de la robustesse, de l’endurance, une certaine capacité à encaisser. Mais cette solidité devient vulnérable dès lors que des planètes actives et agressives s’y trouvent. Mars en Taureau, conjoint à la Lune, est un marqueur très net d’inflammations localisées, lentes à se résorber, touchant précisément la région gouvernée par le signe. Julevno y verrait sans hésitation un terrain propice aux affections de la gorge, aux congestions chroniques, aux infections récidivantes ou aux atteintes glandulaires.
La Lune, principe de l’humidité radicale et de la substance du corps, se trouve ici mêlée à Mars, planète de feu et de sécheresse excessive. Cette combinaison est toujours délicate sur le plan médical. Elle indique une corruption des humeurs, des réactions inflammatoires disproportionnées et une difficulté du corps à maintenir un équilibre interne stable. Placée en maison I, cette conjonction montre que ces déséquilibres ne sont pas secondaires ou passagers, mais profondément enracinés dans la constitution même du natif.
Mercure, maître de la maison VI, est également présent dans ce stellium, rétrograde et conjoint au Soleil. Ce point est fondamental dans une lecture à la manière de Julevno. Le maître de la maison des maladies se trouve directement mêlé au donneur de vie, ce qui signifie que la santé et la maladie sont étroitement liées, presque indissociables. Mercure rétrograde suggère une fragilité du système nerveux, une sensibilité accrue aux stress, aux variations internes, et une difficulté à réguler correctement les fonctions respiratoires et nerveuses. Cela indique souvent des troubles précoces, parfois dès l’enfance, qui accompagnent toute la vie.
L’Ascendant en Bélier pourrait laisser croire à une constitution naturellement vigoureuse, chaude, dynamique. Mais cette apparence est trompeuse. L’opposition très nette de Saturne et de Pluton à l’Ascendant vient contredire cette promesse initiale. Saturne, en particulier, est ici extrêmement parlant. Placé en Balance, signe des reins et des équilibres, et en maison VII, il agit comme un frein constant sur l’élan vital. Julevno dirait que Saturne “boit la chaleur du corps”, qu’il épuise lentement les ressources, favorisant les maladies chroniques, les faiblesses structurelles et les affections qui s’installent dans la durée. Son opposition à l’Ascendant indique que la vitalité est sans cesse attaquée de l’extérieur, comme si le corps devait lutter contre une force contraire qui le dépasse.
Pluton, bien que non utilisé dans l’astrologie ancienne, jouerait ici un rôle analogue à un Saturne exacerbé, renforçant l’idée d’une épreuve profonde, radicale, touchant à la survie même. Julevno parlerait sans doute d’un principe de destruction lente, agissant sur un terrain déjà fragilisé.
Un autre élément mérite d’être souligné : l’affliction conjointe des deux luminaires par Mars. Lorsque le Soleil et la Lune sont tous deux mêlés à une planète violente, surtout en maison I, Julevno avertit du risque de maladies graves touchant des organes vitaux, avec des phases aiguës, inflammatoires, parfois soudaines. Il ne s’agit pas ici de petits maux, mais de crises profondes, engageant directement le pronostic vital, surtout lorsque le maître de la maison VI participe à la configuration.
En synthèse, ce thème montre une force de vie réelle, mais enfermée dans une structure corporelle vulnérable. Le corps est solide en apparence, mais mal armé pour faire face à des agressions internes répétées. La région de la gorge apparaît comme le point faible majeur, à la fois par la surcharge planétaire en Taureau et par la nature des planètes impliquées. Saturne, en opposition à l’Ascendant, indique que la maladie tend à s’installer, à durer, à résister aux soins, malgré la combativité naturelle du sujet.
Si je devais conclure, je dirais que ce thème montre un être porté par une intense volonté de vivre, mais contraint d’exprimer cette vie à travers un corps fragile, comme si la voix, justement, devenait à la fois l’outil de l’âme et le lieu de sa plus grande épreuve. Le thème ne parle pas d’une faiblesse morale ou d’un manque d’énergie, mais d’une lutte permanente entre une vitalité ardente et une constitution organique insuffisamment protégée contre ses propres excès.
Sur le plan médical factuel, Grégory Lemarchal était atteint de mucoviscidose, maladie génétique chronique affectant principalement les voies respiratoires, les poumons, la sphère ORL et, plus largement, les échanges entre l’air, les fluides et le corps. Il s’agit d’une pathologie évolutive, inflammatoire, marquée par l’épaississement des sécrétions, les infections répétées et l’épuisement progressif de la fonction respiratoire. Il est décédé à l’âge de 23 ans des suites de complications pulmonaires.
Or, si l’on reprend point par point les déterminations astrologiques mises en évidence, la cohérence est frappante.
La surcharge planétaire en Taureau, signe classiquement associé à la gorge, au cou, aux voies respiratoires hautes et aux glandes, correspond très précisément à la localisation principale de la maladie. Chez Julevno, une concentration aussi massive de planètes en maison I dans un même signe désigne un foyer organique majeur, c’est-à-dire une zone du corps par laquelle les déséquilibres vont se manifester de manière privilégiée. Le Taureau n’indique pas seulement la voix au sens symbolique, mais bien l’appareil phonatoire et respiratoire supérieur dans sa réalité physiologique.
La présence de Mars dans ce signe, conjoint à la Lune, est particulièrement parlante. Mars, principe d’inflammation et d’agression, associé à la Lune, qui gouverne les humeurs et les fluides corporels, décrit très bien un terrain où les sécrétions deviennent pathologiques, épaisses, difficiles à éliminer, favorisant infections et crises aiguës. Cette configuration correspond étroitement à la logique physiopathologique de la mucoviscidose, telle que la comprend la médecine moderne, même si le vocabulaire diffère.
Le fait que cette conjonction se situe en maison I renforce encore la lecture. Chez Julevno, cela signifie que la maladie n’est ni accidentelle ni secondaire, mais inscrite dans la constitution même du sujet, présente dès la naissance et accompagnant toute la vie. Cela correspond exactement au caractère congénital et chronique de la pathologie.
L’implication de Mercure, maître de la maison VI, rétrograde et conjoint au Soleil, va dans le même sens. Mercure est lié au système respiratoire, aux échanges gazeux et au système nerveux. Lorsqu’il est affaibli et directement mêlé au donneur de vie, Julevno souligne une difficulté fondamentale dans les fonctions d’échange et de régulation. Là encore, la correspondance avec une maladie affectant la respiration et l’oxygénation est difficile à ignorer.
L’opposition de Saturne à l’Ascendant apporte une clé essentielle pour comprendre l’évolution de la maladie. Saturne est, chez Julevno, le grand significateur des maladies chroniques, longues, résistantes aux traitements, usantes pour le corps. Son action n’est pas explosive, mais lente, continue, érosive. Placé en opposition à l’Orient, il indique une vitalité entravée, une capacité de récupération limitée, malgré une volonté de vivre et de lutter très forte. Cela correspond parfaitement au parcours de Grégory Lemarchal, connu pour sa discipline, son endurance, son courage face à la maladie, mais aussi pour l’usure progressive de son organisme.
Enfin, l’affliction conjointe des deux luminaires par Mars est un critère classique de gravité en astrologie médicale traditionnelle. Julevno y voit un indice de maladies engageant directement les fonctions vitales, avec des phases aiguës susceptibles de mettre la vie en danger. Cette indication ne préjuge pas de la durée de la vie en soi, mais elle décrit un combat permanent entre une force vitale réelle et des attaques répétées contre les organes essentiels.
Sur le plan biographique, un dernier élément mérite d’être souligné tant il est cohérent avec le thème : la voix. Chez Grégory Lemarchal, la voix n’est pas seulement un talent artistique, elle est le lieu même où se rencontrent la vocation, la souffrance et la limite corporelle. Astrologiquement, le Taureau gouverne la voix, mais ici cette voix naît précisément d’un corps fragilisé à l’endroit même où s’exprime le don. Julevno aurait sans doute noté cette coïncidence comme typique des thèmes où la maladie et la destinée sont étroitement liées, l’épreuve devenant paradoxalement le vecteur de l’accomplissement.
Merci Évelyne
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