Le Septenaire



Ces sept astres donneront leurs noms aux jours de la semaine : Lundi, Mardi, Mercredi, Jeudi, Vendredi, Samedi, Di (âme) Anche (Sunday).



Narratif astro sur le sujet

COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S) - Evelyne Druart - Facebook - 13 Juin 2026 - Astrologie, les bases

1e partie : le Langage des Astres et la Philosophie Naturelle

Cette partie permet de comprendre pourquoi et comment l'astrologie fonctionne en s'appuyant sur la réalité physique et philosophique.

Chapitre 1 : le ciel vous parle

Avant d’apprendre à interpréter un thème astral, il faut commencer par une question toute simple : qu’est-ce que l’astrologie ?

La plupart des personnes répondent spontanément qu’il s’agit de l’étude des signes du zodiaque ou de l’influence des planètes. Pourtant, le mot lui-même nous conduit dans une direction un peu différente. Le terme astrologie vient de deux mots grecs : astrôn, qui désigne les étoiles ou les constellations, et logos, qui signifie le langage, le discours ou encore la parole. L’astrologie est donc, au sens premier, le langage des astres. Cette définition mérite que l’on s’y arrête un instant, car elle contient déjà toute la philosophie de cet art.

Lorsque nous observons le ciel, nous pouvons nous intéresser à deux choses différentes. Nous pouvons chercher à comprendre comment il fonctionne ou chercher à comprendre ce qu’il signifie. La première démarche appartient à l’astronomie. L’astronome mesure, calcule et décrit. Il détermine la trajectoire des planètes, prévoit les éclipses et établit des calendriers. Son domaine est celui des mouvements célestes eux-mêmes.

La seconde démarche appartient à l’astrologie. L’astrologue ne cherche pas seulement à savoir où se trouvent les astres. Il s’interroge sur le sens de leur disposition. Une éclipse peut être calculée avec une précision remarquable par l’astronomie. L’astrologie, elle, s’interroge sur la signification de cet événement dans l’ordre naturel ou humain.
Il n’existe donc pas d’opposition naturelle entre ces deux disciplines. Historiquement, elles furent longtemps pratiquées ensemble. Les grands astrologues de l’Antiquité, du Moyen Âge et de la Renaissance étaient également astronomes. Il était impossible d’interpréter le ciel sans savoir d’abord le calculer.
On pourrait comparer cette situation à celle d’un livre. L’imprimeur connaît parfaitement la fabrication matérielle de l’ouvrage : le papier, l’encre, la reliure. Le lecteur, quant à lui, s’intéresse à ce que raconte le texte. L’un étudie le support, l’autre le message. Les deux approches sont différentes mais complémentaires.
Cette idée de message nous conduit à une expression souvent employée dans les anciens traités : « le ciel vous parle ».
Cette formule peut sembler étrange à notre époque. Pourtant, elle repose sur une vision du monde qui a dominé la pensée occidentale pendant plus de deux millénaires.
Pour les philosophes antiques, notamment Platon et Aristote, l’univers n’était pas un assemblage d’objets séparés. Il formait un ensemble ordonné, cohérent, où chaque chose occupait sa place. Le ciel n’était pas considéré comme une machine froide et indifférente, mais comme un immense système de signes.
Imaginons que vous entriez dans un musée et que vous observiez plusieurs tableaux de Picasso. Même sans connaître le peintre, vous remarquerez rapidement une ressemblance entre ses œuvres. Elles portent toutes sa signature. Elles révèlent quelque chose de sa manière de voir le monde.

Les anciens raisonnaient de façon comparable. Pour eux, l’univers porte l’empreinte de l’intelligence qui l’a ordonné. En observant le ciel, ils pensaient pouvoir lire certains aspects de cet ordre.
Attention toutefois à une erreur fréquente.
L’astrologie traditionnelle n’enseigne pas que les planètes causent directement les événements. Cette idée est souvent attribuée aux astrologues mais elle ne correspond pas à ce que l’on trouve dans la majorité des grands traités.

Les astres sont envisagés comme des signes. Ils indiquent, ils manifestent, ils révèlent. Ils ne sont pas nécessairement la cause première de ce qu’ils annoncent. Cette distinction est fondamentale car elle évite de transformer l’astrologie en superstition.
Une fois ce principe compris, il devient possible de découvrir les différentes applications de l’astrologie.

- La première est l’astrologie naturelle. C’est probablement la plus ancienne. Elle étudie les rythmes du monde vivant : les saisons, les cycles lunaires, les périodes favorables aux semis ou aux récoltes. De nombreux jardiniers continuent aujourd’hui à utiliser des calendriers lunaires fondés sur cette tradition. Les anciens observaient que certaines opérations agricoles produisaient des résultats différents selon les phases de la Lune. Cette observation constitue l’un des fondements de l’astrologie naturelle.

- La deuxième branche est l’astrologie mondiale. Elle ne s’intéresse plus à un individu mais aux peuples, aux nations, aux religions ou aux grands mouvements de l’histoire. Les astrologues mondiaux cherchent à comprendre les périodes de stabilité, de crise, de prospérité ou de transformation qui affectent les sociétés humaines.

- La troisième branche est l’astrologie horaire. Le terme regroupe plusieurs pratiques.
L’élection consiste à choisir le meilleur moment pour entreprendre une action : signer un contrat, commencer un voyage, lancer une entreprise ou célébrer un mariage.
L’interrogation consiste à répondre à une question précise en étudiant le ciel du moment où cette question est posée.
La décombiture, aujourd’hui presque oubliée, étudiait le thème du début d’une maladie afin d’en comprendre l’évolution probable. Jusqu’au XVIIIe siècle, cette pratique faisait partie de la formation de nombreux médecins.

- Enfin, nous trouvons l’astrologie natale, celle qui occupera l’essentiel de notre étude.
Elle consiste à dresser la carte du ciel correspondant au moment précis où une personne commence son existence indépendante. Cette carte est appelée thème astral ou thème natal. Elle constitue le point de départ de toute l’analyse astrologique traditionnelle.

Au cours de cette formation, nous nous concentrerons principalement sur cette dernière branche. Mais il est important de comprendre dès maintenant qu’elle ne représente qu’une partie d’un ensemble beaucoup plus vaste. L’astrologie n’est pas née pour décrire des traits psychologiques ou distribuer des étiquettes zodiacales. Pendant plus de deux mille ans, elle a constitué une méthode d’observation du monde, de ses rythmes et de ses correspondances. Les anciens la considéraient comme un art du jugement, c’est-à-dire comme une discipline visant à comprendre ce que les configurations célestes indiquent à propos de la réalité terrestre.
Notre travail commencera donc par apprendre à lire ce langage. Comme pour toute langue, il faudra d’abord découvrir l’alphabet avant de comprendre les phrases. Les planètes, les signes, les maisons et les aspects seront les lettres de cet alphabet. Plus tard seulement, nous apprendrons à les assembler pour former des jugements cohérents.

Pour l’instant, retenons simplement cette idée : l’astrologie commence lorsque l’on cesse de regarder les astres comme de simples objets lumineux et que l’on s’interroge sur ce qu’ils signifient.
COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S) Facebook - Evelyne Druart -14 Juin 2026 - Astrologie, les bases

1E PARTIE (suite) : LE LANGAGE DES ASTRES ET LA PHILOSOPHIE NATURELLE

Cette partie permet de comprendre pourquoi et comment l'astrologie fonctionne en s'appuyant sur la réalité physique et philosophique.

Chapitre 2 : l’outil de travail, le thème astral

Après avoir découvert ce qu’est l’astrologie et compris qu’elle repose sur l’observation et l’interprétation du ciel, il faut maintenant se familiariser avec l’outil central de toute pratique astrologique : le thème astral. Aucun jugement astrologique sérieux ne peut être porté sans lui. Il constitue le point de départ de toute analyse, qu’il s’agisse de comprendre un tempérament, d’étudier une profession, un mariage ou encore d’appliquer des techniques prévisionnelles.
Le thème astral est tout simplement une représentation du ciel à un instant donné et pour un lieu précis. Dans le cadre de l’astrologie natale, cet instant est celui de la naissance. Les anciens utilisaient le mot grec « thème », qui signifie littéralement « sujet posé ». Le thème astral est donc le sujet que l’astrologue doit examiner avant de pouvoir répondre à la moindre question. Il est utile de rappeler qu’un thème n’est pas le ciel lui-même. Il n’en est qu’une représentation graphique, comparable à une carte géographique. Une carte routière n’est pas le territoire qu’elle décrit. De la même manière, le thème astral est un outil permettant de conserver sous les yeux la disposition des astres afin de l’étudier méthodiquement. Le thème imprimé n’est qu’un aide-mémoire et ne saurait remplacer l’étude directe du ciel.

Lorsque l’on observe un thème pour la première fois, on découvre généralement un cercle traversé de plusieurs lignes. Cette représentation peut sembler complexe, mais elle repose sur quelques principes simples. Le premier élément fondamental est l’horizon. Une ligne horizontale partage le thème en deux parties. Les planètes situées au-dessus de cette ligne étaient visibles dans le ciel au moment de la naissance. Celles qui se trouvent en dessous étaient invisibles car situées sous l’horizon terrestre.
À gauche de cette ligne se trouve l’Ascendant, souvent noté « AS ». Il représente le point du zodiaque qui se levait à l’est au moment de la naissance. À droite se situe le Descendant, ou « DS », correspondant au point du zodiaque qui se couchait à l’ouest.

Cette distinction entre le visible et l’invisible est loin d’être anecdotique. Les astrologues anciens accordaient une importance particulière à la visibilité des planètes. Une planète visible participe plus directement à l’expression extérieure de la vie du natif, tandis qu’une planète cachée agit souvent de manière plus discrète ou intérieure.
Une autre caractéristique importante du thème astral est son caractère géocentrique. Aujourd’hui, chacun sait que la Terre tourne autour du Soleil. Pourtant, l’astrologie continue de placer la Terre au centre de ses représentations. Cela n’est pas une erreur astronomique mais un choix méthodologique.

L’astrologie décrit le ciel tel qu’il apparaît à l’observateur terrestre. Elle adopte donc le point de vue de l’être humain plongé dans son environnement. Cette démarche est exactement la même que celle utilisée lorsque nous affirmons que le Soleil se lève ou se couche, alors que nous savons parfaitement que c’est la Terre qui tourne.
Pour établir un thème astral fiable, trois informations sont indispensables : la date de naissance, le lieu de naissance et surtout l’heure exacte de naissance. Cette dernière donnée est particulièrement importante car l’Ascendant change rapidement. Une erreur de quelques minutes peut parfois modifier certains éléments essentiels du thème.
Autrefois, le calcul d’un thème demandait de longues opérations astronomiques. Les astrologues travaillaient avec des éphémérides, des tables de maisons et de nombreux ouvrages techniques. Denis Labouré rappelle qu’il fallait autrefois effectuer tous les calculs à la main avant que les logiciels modernes ne simplifient considérablement cette tâche.

Aujourd’hui, quelques secondes suffisent pour obtenir une carte du ciel complète grâce à un logiciel spécialisé. Cette facilité est précieuse, mais elle présente également un risque : celui de croire que l’astrologie consiste à produire des cartes plutôt qu’à les interpréter. Or un logiciel ne fait qu’exécuter des calculs. Le jugement appartient toujours à l’astrologue.
Il est également important de comprendre qu’un thème astral est une représentation simplifiée d’une réalité beaucoup plus complexe. Les astres évoluent dans un espace tridimensionnel, tandis que le thème les projette sur une surface plane. La situation est comparable à celle d’une carte du monde. Sur certaines projections, le Groenland paraît presque aussi grand que l’Afrique alors que cette impression est totalement fausse. La représentation est pratique, mais elle déforme nécessairement certains éléments de la réalité.
Cette remarque explique pourquoi l’astrologie demande davantage qu’une simple lecture mécanique de symboles. Le thème n’est pas une liste de significations toutes faites. Il constitue un ensemble cohérent dont les éléments interagissent entre eux.

Avant de lire un livre entier, il faut apprendre les lettres, puis les syllabes, puis les mots et enfin les phrases. De la même manière, l’astrologue commence par étudier séparément les planètes, les signes, les maisons et les aspects avant de les combiner progressivement dans une synthèse cohérente.
C’est précisément pour cette raison qu’il est fortement conseillé de ne pas travailler uniquement sur son propre thème. Lorsque l’on débute, on est souvent tenté de chercher immédiatement des réponses personnelles. Pourtant, cette démarche conduit facilement à projeter ses attentes ou ses inquiétudes sur l’interprétation.
Une méthode beaucoup plus efficace consiste à recueillir les données de naissance de proches que l’on connaît bien. Denis Labouré recommande d’ailleurs explicitement de rassembler les thèmes de personnes dont on peut observer concrètement le caractère, les choix de vie et les événements importants.

En comparant les configurations astrologiques avec des situations réelles, l’étudiant commence progressivement à développer son sens de l’observation. Il découvre que l’astrologie ne consiste pas à réciter des significations apprises par cœur, mais à comprendre comment des facteurs multiples se combinent dans une existence particulière.
Le thème astral est donc à la fois une carte, un outil d’observation et une méthode de travail. Il ne contient pas directement les réponses. Il rassemble simplement les éléments qui permettront à l’astrologue de formuler un jugement. Comme une partition pour un musicien, il ne produit aucun son par lui-même. Il faut encore apprendre à le lire, à en comprendre la structure et à faire parler l’ensemble des symboles qu’il contient.

Facebook - COMMUNAUTÉ D'ASTROLOGIE(S) - Evelyne Druart - 15 Juin 2026 - Astrologie, les bases

1E PARTIE : LE LANGAGE DES ASTRES ET LA PHILOSOPHIE NATURELLE

Cette partie permet de comprendre pourquoi et comment l'astrologie fonctionne en s'appuyant sur la réalité physique et philosophique.

Chapitre 3 : les sept acteurs du ciel, le Septénaire

Après avoir découvert ce qu’est un thème astral et comment il représente le ciel à un instant donné, nous devons maintenant faire connaissance avec les principaux personnages qui l’habitent. Car un thème n’est pas seulement une figure géométrique composée de signes et de maisons. C’est avant tout un théâtre dans lequel interviennent différents acteurs, chacun possédant sa nature, son rôle et sa manière particulière d’agir.
Ces acteurs sont les sept planètes visibles à l’œil nu, connues depuis l’Antiquité. Ensemble, elles forment ce que les astrologues traditionnels appellent le Septénaire.
Il est important de comprendre que lorsque les anciens parlent de « planètes », ils ne raisonnent pas comme les astronomes modernes. Le Soleil et la Lune sont inclus parmi les planètes, non parce qu’ils seraient physiquement identiques aux autres corps célestes, mais parce qu’ils font partie des sept astres mobiles observables depuis la Terre.

Pour saisir cette distinction, il suffit de lever les yeux vers le ciel plusieurs nuits de suite.
Vous remarquerez d’abord que la plupart des étoiles semblent conserver les mêmes positions relatives les unes par rapport aux autres. La Grande Ourse, Orion ou Cassiopée apparaissent toujours avec la même forme générale. Ces étoiles sont appelées étoiles fixes. Bien entendu, elles se déplacent réellement dans l’espace, mais leurs mouvements sont si lents qu’ils demeurent imperceptibles à l’échelle d’une vie humaine.
À côté de ces étoiles fixes, certains astres se comportent différemment. Nuit après nuit, ils changent progressivement de place. Tantôt ils avancent rapidement, tantôt ils ralentissent. Certains semblent même reculer pendant une période avant de reprendre leur marche habituelle.
Les Grecs les appelèrent planêtès, c’est-à-dire « les errants ».
Ce terme est resté jusqu’à nous sous la forme du mot planète.
Toutes ces planètes circulent dans une bande particulière du ciel que nous appellerons plus tard le zodiaque. C’est dans cette région céleste que se déroulera l’essentiel de notre étude.
Les anciens observateurs ont rapidement constaté que ces sept astres ne se déplaçaient pas à la même vitesse. Ils ont donc établi un classement fondé sur leur mouvement apparent depuis la Terre.
Cet ordre, appelé ordre chaldéen, constitue l’une des structures fondamentales de toute l’astrologie traditionnelle.

De la plus lente à la plus rapide, nous trouvons (voir également ce lien, ndlr) :
♄ Saturne
♃ Jupiter
♂Mars
☉ Le Soleil
♀ Vénus
☿ Mercure
☽ La Lune

Cet ordre n’est pas une simple curiosité historique. On le retrouve dans de nombreuses techniques astrologiques anciennes. Il a servi à construire les heures planétaires, les décans, certains systèmes prévisionnels et même l’organisation symbolique des jours de la semaine.
Lentement mais inexorablement, Saturne parcourt le zodiaque en près de trente ans. La Lune, au contraire, accomplit sa révolution en un peu moins d’un mois. Entre les deux se déploie toute l’architecture du système astrologique traditionnel.

Observons maintenant chacun de ces sept acteurs.

Saturne est la planète la plus éloignée et la plus lente du Septénaire. Les anciens la comparaient volontiers à un vieillard. Elle symbolise ce qui limite, ralentit, structure ou conserve.
Dans le corps humain, elle gouverne principalement les os, les dents et les articulations. Sans elle, notre organisme manquerait de charpente.
Dans la société, Saturne évoque souvent le retrait, la solitude, l’austérité ou la persévérance. Elle apparaît sous les traits du vieillard, de l’ermite, du prisonnier, du moine ou encore du travailleur confronté à de longues contraintes.
Lorsque Saturne agit, elle ne donne généralement rien rapidement. En revanche, ce qu’elle construit tend à durer.

Vient ensuite Jupiter.
Si Saturne contracte, Jupiter dilate. Si Saturne restreint, Jupiter accorde.
Les auteurs anciens la considéraient comme la grande bénéfique du ciel. Elle favorise la protection, l’abondance, les honneurs et l’élévation sociale.
Physiquement, Jupiter est souvent associée à une certaine ampleur corporelle, à une présence rassurante ou à une expression ouverte.
Dans le monde humain, elle prend fréquemment les traits du protecteur, du notable, du magistrat, du conseiller ou du juge.
Là où Jupiter se trouve, les anciens cherchaient souvent les ressources permettant de résoudre les difficultés.

Mars possède une nature très différente.
Cette planète représente l’action, la confrontation, le courage mais également la colère lorsque celle-ci n’est pas maîtrisée.
Dans le corps, Mars est associée au système musculaire, à la force physique et au sang.
Elle apparaît dans les figures du soldat, du chef militaire, du rival, du combattant mais aussi de l’amant passionné.
Sans Mars, aucune entreprise exigeant de l’énergie ou de la détermination ne pourrait être menée à bien. Toutefois, une force mal dirigée peut aussi devenir destructrice.

Au centre du Septénaire se trouve le Soleil (3,4,5,6,7,8,9, ndlr).
Même si l’astronomie moderne nous apprend que les planètes tournent autour de lui, les astrologues anciens s’intéressaient surtout à son rôle visible dans le ciel terrestre.
Le Soleil est la source principale de lumière et de chaleur. Il représente naturellement l’autorité, la vitalité et le principe organisateur.
Dans le corps humain, il est traditionnellement associé au cœur et à la chaleur vitale.
Parmi les personnages qu’il représente figurent le père, le souverain, le chef ou l’époux.
Lorsque le Soleil est fort dans un thème, il agit souvent comme un principe d’unification et de cohérence.

Après le Soleil vient Vénus.
Les anciens lui attribuaient tout ce qui favorise l’union, l’harmonie et l’agrément de l’existence.
Vénus rapproche ce qui est séparé. Elle adoucit ce qui est rude. Elle embellit ce qui est brut.
Elle est naturellement liée aux relations affectives, à l’art, à l’esthétique et aux plaisirs légitimes de l’existence.
Dans les thèmes, elle peut représenter l’épouse, la mère, la maîtresse, l’artiste ou toute personne dont le rôle consiste à créer du lien et de l’harmonie.

Mercure occupe une place particulière.
Les anciens le décrivaient souvent comme un intermédiaire ou un messager. Plus difficile à observer que les autres planètes, il apparaît tantôt du matin, tantôt du soir, toujours proche du Soleil.
Mercure symbolise l’intelligence pratique, les échanges, l’apprentissage et les déplacements.
Dans le corps humain, il est associé au système nerveux, aux mains, aux poumons et aux mécanismes de la communication.
Il prend les traits du commerçant, du scribe, de l’étudiant, du messager ou du négociateur.
Sa faculté principale consiste à relier des éléments différents et à faire circuler l’information.

Enfin, nous arrivons à la Lune. Visible presque chaque nuit sous une apparence différente, elle est l’astre dont les variations sont les plus évidentes.
La Lune représente la réceptivité, la mémoire, les rythmes naturels et tout ce qui change régulièrement.
Les anciens observaient qu’elle recevait la lumière du Soleil avant de la renvoyer vers la Terre. C’est pourquoi elle fut associée au rôle d’intermédiaire entre le monde céleste et le monde terrestre.
Dans la vie humaine, elle représente fréquemment la mère, la foule, le peuple, les voyageurs ou encore tout ce qui relève des habitudes quotidiennes.
Sa rapidité explique également pourquoi elle joue un rôle fondamental dans de nombreuses techniques astrologiques.
À ce stade de votre apprentissage, il serait tentant de mémoriser ces significations comme une liste scolaire. Pourtant, les auteurs traditionnels recommandent une approche différente. Ils invitent à observer directement le ciel.

Cette recommandation peut sembler étonnante à une époque où quelques clics suffisent pour afficher une carte du ciel complète. Pourtant, elle demeure d’une remarquable pertinence.
Cherchez Jupiter dans le ciel nocturne et observez son éclat stable. Repérez Mars lorsqu’elle se montre rougeâtre. Suivez les changements de forme de la Lune durant plusieurs semaines. Notez les périodes où Vénus devient l’étoile du matin ou du soir.

Peu à peu, les significations astrologiques cesseront d’être des mots abstraits pour devenir des réalités observées.
Je conseille souvent de constituer une fiche pour chaque planète. Notez-y les informations apprises dans ce chapitre, mais également vos propres observations.
Si vous regardez réellement le ciel, vous constaterez par exemple que la Lune est l’astre le plus mobile du Septénaire. Vous aurez alors beaucoup de mal à la considérer comme un symbole d’immobilité. De même, l’éclat majestueux de Jupiter ou la discrétion de Mercure deviendront des expériences concrètes plutôt que des définitions apprises dans un manuel.
L’astrologie est née sous le ciel avant d’entrer dans les livres. Les textes sont indispensables, mais ils ne remplacent jamais l’observation. Les anciens n’ont pas commencé par apprendre les significations des planètes. Ils ont d’abord passé des années à les regarder.
Les Vertus Cardinales , ce sont les 4 Piliers du Temple. Le mot cardinal vient du latin cardo, le gond de la porte. Tout pivote sur ces quatre vertus. Elles sont les colonnes qui soutiennent l’édifice moral avant même que la grâce ne vienne l’illuminer. Platon les nomme dans la République en les reliant aux quatre parties de la cité idéale et aux quatre facultés de l’âme. Aristote les affine dans l’Éthique à Nicomaque comme des habitudes, des dispositions acquises par l’exercice et la répétition. Saint Thomas d’Aquin, synthèse majeure entre Athènes et Jérusalem, les intègre dans une vision organique où la nature prépare la grâce et où la raison sert de vestibule à la foi. Symboliquement, le nombre quatre est celui de la manifestation : les quatre éléments, les quatre points cardinaux, les quatre saisons. C’est la croix inscrite dans le cercle, figure universelle du cosmos ordonné. Les vertus cardinales sont ainsi les quatre points cardinaux de l’âme qui cherche son orientation dans le monde. 1. La Prudence : La Lumière du Discernement La Prudence est la reine des vertus cardinales. Elle n’est pas la pruderie ni la timidité, mais la sagesse pratique, la lumière intérieure qui discerne ce qu’il convient de faire, ici et maintenant, dans chaque situation. Aristote distingue avec précision le philosophe contemplatif (sophos) de l’homme prudent (phronimos) : le second ne fuit pas le monde pour s’enfermer dans l’abstraction ; il s’y engage avec la clarté d’un regard exercé. Dans la tradition initiatique, la Prudence correspond à Mercure le messager, le psychopompe, celui qui traverse les seuils. L’alchimiste qui dose ses ingrédients avec précision, le maçon qui choisit le bon outil au bon moment, le contemplatif qui sait quand parler et quand se taire , tous exercent la Prudence. Elle enseigne que la vie morale ne se réduit pas à l’application mécanique de règles, mais exige une présence au réel. Elle est la vertu de la conscience incarnée. 2.La Justice : La Balance et le Lien La Justice, chez Platon, transcende les autres vertus : elle est leur harmonie, leur accord symphonique. Une âme juste est une âme où chaque faculté assume sa fonction propre sans usurper celle d’une autre. Les traditions ésotériques l’associent à Saturne, le grand régulateur, ou à Thémis, la déesse aux yeux bandés et à la balance d’or. Dans le Livre des Morts égyptien, le cœur du défunt est pesé contre la plume de Maât , la Justice cosmique, l’Ordre du monde. Dans la kabbale, la Sphère de Geburah est le principe de rigueur et de jugement sur l’Arbre de Vie. Pratiquer la Justice, c’est apprendre à ne pas se mentir à soi-même sur ses motivations, à rendre à chaque être ce qui lui appartient, à reconnaître en l’autre un miroir de sa propre dignité. 3.La Force : La Maîtrise souveraine La Force n’est pas la violence ni la brutalité. C’est la vertu du courage intérieur, la capacité de tenir ferme face à l’adversité, à la douleur, à la peur. Elle est double : elle permet d’agir quand il le faut et d’endurer quand c’est nécessaire. Dans la symbolique planétaire, la Force est liée à Mars, non pas le dieu de la destruction aveugle, mais le soldat discipliné, le défenseur des valeurs sacrées. La tradition hermétique voit en elle le feu intérieur qui permet la sublimation : l’épreuve du feu est l’initiation par excellence. Le métal qui résiste à la fournaise devient or. « Ce n’est pas parce que les choses sont difficiles que nous n’osons pas ; c’est parce que nous n’osons pas qu’elles sont difficiles. » Sénèque 4. La Tempérance : L’Art de la Juste et de la Mesure La Tempérance est la vertu de l’harmonie intérieure. Platon l’attribue à la partie désirante de l’âme lorsqu’elle accepte le gouvernement de la raison. C’est l’accord entre les différentes voix de l’être, le silence fécond qui naît lorsque les passions cessent de se combattre. Symboliquement liée à la Lune et à l’élément Eau, elle correspond dans les traités alchimiques à l’étape de la solutio : la dissolution des rigidités du moi, la liquéfaction des attachements. Le vase bien tempéré peut recevoir n’importe quelle substance sans la déformer. Si les vertus cardinales ordonnent l’homme à lui-même et au monde, les vertus théologales l’ordonnent à ce qui le dépasse. Elles ne s’acquièrent pas par l’exercice seul : elles sont, selon Thomas d’Aquin, des dons, des facultés surnaturelles implantées dans l’âme comme des semences divines. 5. La Foi Pistis : L’Ancrage dans l’Invisible La Foi n’est pas la crédulité. La Pistis grecque désigne la confiance fondamentale, l’adhésion à une réalité qui dépasse les catégories du raisonnement discursif. « La foi est la substance des choses qu’on espère, la démonstration de celles qu’on ne voit pas » Épître aux Hébreux. Dans la tradition gnostique, la Foi est l’étincelle divine (pneuma) qui reconnaît son origine lumineuse à travers les voiles de la matière. Dans la kabbale, elle correspond à Chesed, la grâce, l’amour inconditionnel qui coule du Divin vers la création. C’est le premier mouvement de l’âme qui se tourne vers la source : avant même de comprendre, elle pressent. 6. L’Espérance — Elpis : La Dynamique de l’Âme en marche L’Espérance est la vertu du chemin. Elle maintient l’âme en mouvement vers sa destination, même dans la nuit, même dans le doute, même lorsque les signes se taisent. Elle n’est pas l’optimisme naïf qui nie le réel , elle est la certitude intérieure que le voyage a un sens. C’est la vertu du pèlerin, du chevalier en quête du Graal, de l’alchimiste qui attend patiemment la couleur blanche de l’albedo après les ténèbres de la nigredo. Dans les systèmes planétaires, elle est liée à Jupiter l’expansion, la confiance dans la providence cosmique. 7. La Charité Agapè : Le Sommet de toutes les Vertus « Si je n’ai pas la charité, je ne suis rien. » — Paul de Tarse, 1 Corinthiens 13 La Charité est le couronnement de l’édifice. Elle n’est ni la philanthropie sentimentale ni la pitié condescendante. Elle est l’amour qui aime en l’autre non ce qu’il fait ou ce qu’il possède, mais ce qu’il est dans son fond le plus secret : une manifestation du divin. Dans la dimension ésotérique, la Charité est le Soleil , le principe qui donne sa lumière sans calcul ni retenue. Les traditions initiatiques ont toujours placé l’amour au sommet de leur échelle : l’agapè maçonnique, l’union mystique du soufisme, le hieros gamos alchimique, la caritas de François d’Assise autant de noms pour désigner la même réalité : la reconnaissance de l’Un dans le multiple. Les sept vertus ne sont pas des préceptes extérieurs imposés à l’âme récalcitrante. Elles sont les sept étapes d’une transmutation intérieure, les sept notes d’une gamme que l’être humain apprend à jouer jusqu’à ce que sa vie entière devienne musique. Ensemble, 4 + 3 = 7 - totalité qui récapitule les sept planètes de l'astrologie ancienne, les sept notes de la gamme, les sept jours de la création, les sept centres énergétiques que la tradition hindoue nomme chakras. Daniele Balland

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